Voulant nous rapprocher de l’ Italie , nous roulons un peu plus sur ces derniers jours.

Nous traversons Moulins, superbe ville où nous aurions aimé flâner. Nous nous posons près d’un petit lac dans la commune voisine : Yzeure pour y passer la nuit.

Lors de la promenade du soir de Charly, les filles découvrent avec émerveillement une animation bien singulière.

Des bruits d’animaux, d’insectes ainsi que des lueurs de couleur attirent leur attention.

Un spectacle son et lumière les accueillent, sur le thème des volants et rampants de la région.

Le lendemain direction la savoie. Après une grosse journée à rouler nous profitons des mets exquis de L’écoinçon un restaurant alsacien en bordure du lac de Cressin-Rochefort.

Après une nuit paisible, une grosse journée nous attend.

Deux choix s’offrent à nous pour nous rendre en Italie : suivre Chamonix et passer le tunnel du Mont Blanc, mais avec notre camping car la note est très salée, passage en catégorie 3 donc 165,60€ !!!

Ou prendre le chemin des écoliers si l’on peut dire, en passant par Bourg Saint Maurice, Séez et la route du col du petit Saint Bernard.

Et bien allons y, même pas peur, prenons les chemins de traverses. Pff et bien, on en mène pas large. Le gps a décidé de prendre des raccourcis dont je me serai passé. Petits villages, routes étroites avec un véhicule de 7m30 de long, 2m20 de large et 3m15 de haut !

Et bien sûr, le plein n’est pas  fait, et l’ aiguille se rapproche dangereusement de la réserve car je monte en première ou seconde !!

Arrivés à Rozières, une pompe à essence nous sauve la mise mais pas le porte feuille à 2,20€ le litre. Pas le choix, nous sommes super heureux d’éviter une panne.

Nous continuons notre route et attaquons la montée sous la pluie vers le col et oh surprise  le paysage se pare d’un joli manteau blanc. 

Au milieu de nulle part, se dresse une immense bâtisse lugubre contrastant avec le blanc environnant. L’Hospice du Petit Saint Bernard nous impressionne. Il y a deux définitions d’hospice : l’équivalent des ehpads ou des maisons religieuses donnant l’hospitalité aux pèlerins et aux voyageurs.

C’est cette dernière version qui nous fait face avec une histoire remontant vers 1050 où l’archidiacre d’Aoste Saint Bernard aurait établi deux hospices et une église desservie par des religieux dépendants du monastère de St Pierre en Valais . En 1860, arrive l’abbé Pierre Chanoux, surnommé l’ange de la montagne. Il y a assuré, été comme hiver, l’hospitalité  pendant 50 ans, accompagné de Ruitor, son fidèle chien St Bernard. L’hospice fut détruit et largement utilisé pendant les nombreux conflits. Aujourd’hui, il vous propose hébergement et restauration dans un cadre empli de sérénité.

Nous finissons par repartir et amorcer la descente en épingles serrées vers L’Italie , une longue descente qui finira par une pause pour la nuit au village de Saint Pierre.


2 commentaires

Amoroso Mireille · 7 octobre 2022 à 18h45

Bonsoir les exploristes,
Magnifiquement bien raconté,on s’y croirait. Quel courage !! chapeau 😉

    vanessa · 30 décembre 2022 à 15h49

    Merci beaucoup, heureuse que cela vous plaise.

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