Après la visite et la séance shooting, nous partons trouver notre spot de la nuit, non loin de là dans une clairière sur un parking entourés d’un ancien complexe de santé pour les adultes et d’un autre pour les enfants. S’en suivit une exploration nocturne à vous en filer la chair de poule pour les filles.
Le lendemain nous iront y faire un petit tour également. C’est tellement dommage de voir abandonner ce genre de complexe. Beaucoup de saccage, mais il reste l’ électricité qui reste allumée pendant la nuit.

Nous continuons notre aventure en passant par les petits villages où le temps semble s’être arrêté. Ici, la vie est simple. Plus de bling bling de la côte. Le travail de la terre, la vie rurale resplendit parmi les innombrables arbres fruitiers en fleurs qui ponctuent le paysage. C’est reposant, charmant.
Les gens nous saluent à notre passage, comme interloqués … mais que font-ils ici ?

Nous nous dirigeons vers un village de montagne typique : Zheravna, dynamique en été mais hélas vide en hiver. Les maisons tricentenaires en bois sont conservées dans un esprit traditionnels. Le village est sillonné de ruelle en pierre, avec quelques fontaines déversant une eau bien fraîche. La seule petite épicerie/bazar du village nous fournira en pain avec une commerçante joyeuse au parlé fort. Bien qu’elle ne connaisse pas l’anglais, on a pu échanger pour nos courses avec même quelques mots de français.

Sur cette dernière photo, on peut observer tout un tas d’affichettes, avec noms et prénom, photo de personnes. Ce sont des necrologs, des avis de décès. Il y en a un peu partout , sur chaque maison, histoire de ne pas oublier ceux qui ne sont plus.

J’ai oublié de préciser que sur la route, avant le village nous voulions découvrir une exposition d’avions et chars russes, mais arrivés au niveau du site, nous nous sommes rendus compte qu’il n’y avait pas de parking et que le site se situait entre deux échangeurs routiers sur un terre plein. Ce fut comme dit Julien un musée en drive.

La spécialité de la Bulgarie : l’eau de rose, les huiles essentielles de rose.… Premier producteur au monde ! Il était naturel d’aller faire un tour dans la vallée des roses entre les montagnes de Sredna Gora et les monts Balkans au centre du pays. Bon, on ne va pas se mentir, rien de spectaculaire en hiver. Il faudra y revenir en mai/juin une autre fois pour découvrir les champs merveilleux qui doivent être un ravissement. Parmi les roses, il y a également des champs de lavandes. Cela donnera une excuse pour revenir à la bonne saison.

Nous décidons donc de bifurquer vers une curiosité célèbre en Bulgarie. Un ancien monument soviétique perché à 1500m d’altitude.

Une légère pluie fine fit place à de légers flocons au fur et à mesure que nous nous approchions du site. Installés sur un parking en pavé, un vent froid  piquant faisait tanguer légèrement le camping car. La neige s’ amplifia. Il était un peu tard et la visite du site se décida pour le lendemain.

Pas un bruit , si ce n’est les bourrasques qui agitaient notre maison mobile. Bien au chaud sous la couette, la nuit s’annonça remuante. Aux alentours de minuit, 3 à 4 voitures s’amusèrent à faire des drifts sur la route enneigée !!

Ils ont fous ces bulgares !

Cela dura une petite heure et nous pûmes enfin dormir tranquillement.

Le lendemain , un beau soleil illumina le ciel et un spectacle féérique nous fit sortir du lit plus rapidement que d’ordinaire.

Dans les hauteurs caché dans les nuages, on put apercevoir  le fameux monument, digne d’un film de science fiction.

Courageuses, les filles entreprirent l’ascension pour admirer l’édifice de plus près. Prises dans la neige, le vent puissant, obligées de se recroqueviller sur elle-même, telles avancèrent avec Charly, jusqu’au sommet et rencontrèrent le gardien des lieux ( le bâtiment interrieur est interdit à la visite par mesure de sécurité , d’où le gardien 24H/24), étonné de voir quelqu’un avec un temps pareil.

L’ édifice de Bouzloudja fut erigé en 1981 à 1.400 mètres d’altitude sur la chaîne des Balkans, cette enceinte circulaire en béton et acier, de style brutaliste, style architectural qui a connu une grande popularité à partir des années 1950, Aujourd’hui abandonné, la structure était jadis visible par temps clair jusqu’en Roumanie et en Grèce.

« Dépouillé au fil du temps de ses parures en bronze et cuivre, sa toiture percée de trous béants, le monument, qualifié de « prouesse architecturale », abrite des panneaux monumentaux de mosaïques à la gloire du communisme: scènes des combats « antifascistes », de l’Armée rouge ou encore de la femme dans la société socialiste. Au plafond trônent toujours la faucille et le marteau, symboles de l’unité entre ouvriers et paysans, tandis que s’affiche sur la façade le célèbre slogan marxiste: « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous! ». » cf GEO

Notre petite équipe d’exploratrices rentrées, nous repartons vers la vallée avec le soleil réchauffant la chaussée, nous permettant de quitter les lieux sans encombre.


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