Quittant la côte, nous découvrons des paysages plus escarpés, parsemés de forêts de pins. De nombreuses fontaines bordent la route sinueuse nous indiquant que nous n’aurons pas de soucis d’approvisionnement.
Nous nous dirigeons vers Bergama, cité antique ancienne qui a su devenir moderne, après avoir passé la nuit à côté du barrage de la ville.
Bergama est divisée en deux partie, voire trois. Sur ses hauteurs, surplombant la vallée, on trouve les vestiges romains, grecs avec un grand théâtre antique comme accroché à la paroi rocheuse, finissant presque dans le vide.
Pour accéder au site, il n’y a que deux options: le téléphérique ou le taxi, ou si vous êtes courageux 45 minutes de randonnées vous chauffant les mollets pour le reste de la visite. Malheureusement, ce jour là le téléphérique était fermé pour cause de grand vent. Nous nous réfugions sur une place centrale où se côtoient poids lourds et Renault 12, tout près de la Basilique rouge.
Sarah avait fait beaucoup de recherches sur les lieux. Etant passionnée d’Egypte ancienne, elle avait était attirée par la représentation de dieux égyptiens et nous embarqua à la découverte de ce site.
Au milieu de la ville ancienne, trône une bâtisse de briques au pied d’une rivière, qui passe dessous le site à certain endroit. Les maisons autour ont gardé leur caractère et les bâtisses parfois tordus, abritent des boutiques de tapis, lampes … Un vendeur de harnais, longe et tout ce qui se rapporte aux chevaux, expose toute sa marchandise au sol, non loin d’un attelage rustique.
Visite faite, les filles revenant au camping car, nous nous dirigeons de l’autre coté de la vallée pour découvrir un autre site antique. Nous traversons la vieille ville et arrivons dans des quartiers modernes contrastant avec le vieux quartiers; Arrivés au niveau du site antique, quelle déception. Beaucoup de «  cailloux » dont la visite est vendue très chère. A peine posés sur le parking, pour que les filles aillent se renseigner sur le tarif que nous voilà allégés de 6 euros (120 TL) pour le stationnement. Nous repartirons presque aussitôt, avec une sensation un peu amère.

Nous reprenons la route vers le sud et traversons Izmir, immense ville traversée par une 2X2 voies, bordées de boutiques en tout genre rehaussées de leurs panneaux lumineux, d’une multitude d’immeubles colorés souvent récents. L’artère principale est ponctuée de plusieurs feux tricolores dont la structure elle-même est ornée de leds s’allumant en harmonie avec la signalisation. Bloqués dans les bouchons qui ne nous avez point manqués, nous nous apercevons que notre véhicule ne passe pas inaperçu.
Enfin sortis, de la frénésie de la ville, nous trouvons un spot en campagne parmi les oliviers pour nous remettre de cette journée intensive.

Apres avoir séjournés pendant presque 15j en pension, nous voulions bouger découvrir, et rattraper le temps. La route ne nous faisait pas peur, est étions excités par les merveilles qu’offrent la Turquie en terme de paysage, et de sites archéologiques.

Nous voilà donc vers 10h sur le parking d’ Ephèse. Nous nous faisons interpeller par un cocher proposant des tours de calèches, qui nous explique que pour mon homme, la visite risque d’être rude.
Le site comporte deux entrées et nous sommes garés sur celle du bas. La visite escarpées, non adaptée aux fauteuils roulants deviendra insurmontable avec un aller-retour. L’homme nous propose de nous conduire à l’entrée sur les hauteurs. Nous voilà partis pour cette aventure en grimpant dans cette petite calèche à l’allure frêle.
Les yeux tout écarquillés, le sourire au lèvre, la calèche démarra sur la petite route goudronnée qui se transforma très vite en un chemin cahoteux.
Nous étions ballottés comme les franges de la carriole. Un rire nerveux, un certain stress firent place à la légèreté du départ. La calèche retrouva le bitume est au son des sabots du cheval, nous admirions la campagne dans la fraicheur matinale, soudain la vitesse augmenta faisant onduler les roues de façon inquiétante, pour aborder la pente avant notre arrivée. Nous en garderons un souvenir mémorable.

La visite commença, et c’est avec un grand enthousiasme que mon homme béquilles au point arpenta les premiers sentiers à la découverte des ruelles, système d’assainissement, colonnes… Pour une fois qu’il n’attend pas dans le camping car.
Nous déambulions parmi les structures de marbres sous le regard des gardiens des lieux : les chats.
Puis face à nous s’offrit la majestueuse bibliothèque, gigantesque édifice, inspirant le respect. Mon homme commençait à regretter malgré la beauté des lieux, de nous avoir accompagné. Passant devant l’immense théâtre, au milieu de l’allée des colonnes, serrant les dents, il peinait à prendre plaisir., ce qui me chagrinait. Encore un effort et la visite toucha à sa fin, et nous retrouvions Charly dans notre maison roulante.


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