Après cette escapade en Macédoine du Nord où nous avons pu recharger nos batteries, nous revoilà de retour en Albanie. Nous n’avons pas dit nos derniers mots, et avons digéré nos premières mésaventures.

Mais avant de quitter la Macédoine, après la visite du vieil Ohrid, nous descendons vers la ville nouvelle, pour trouver un bout de tuyau remplaçant celui que nous avions, devenu trop vieux, trop poreux afin de connecter notre système de filtration pour faire le plein du réservoir d’eau du camping car. Il nous fallait un bout de 2m. Au coin d’une rue, notre regard fut attiré par un petit bazar du bricolage : la caverne d’Ali Baba du bricoleur. Il y avait de tout, à faire pâlir un Leroy Merlin. Au lieu d’acheter un tuyau complet comme chez nous, nous avons eu la longueur demandée, et ce pour un prix plus que modique : 70 centimes d’euros, quand même !
Heureux de notre achat, je pus monter mon système de filtration pour les prochain remplissage.
Fini le risque de mauvaises surprises dans nos réservoirs !
Nous continuons notre route en longeant le lac d’Ohrid sur son coté Est, en redescendant vers le Sud, puis vers L’Ouest en direction de la frontière Albanaise en direction de Pogradec.
Une fois de plus, nous traversons le frontière sans encombre, et nous voila revenus en Albanie.
Les traversées en camping car de Pogradec, le district d’Elbassan, et enfin l’arrivée à Bérat, la ville aux milles fenêtres se firent sans problème, bien qu’en Albanie, le code de la route soit interprété de manière différente, les passages de carrefour sont pour le moins déconcertant, et tout se passe dans un joyeux bazar, sans haine, ni colère, sans un concert de Klaxons.

Nous découvrons Berat à la tombée de la nuit. La ville était parée de milles feux de décorations de Noël, juste magnifique.
Emerveillés, nous nous engouffrons dans la ville, suivant notre gps, pour le spot du soir.
Mais là, petit problème : la rue qui nous fait face est très pentue ,du style 10 %, interdite au plus de 3,5 tonnes, étroite, et….pavée.
Ni une ni deux, première vitesse enclenchée ( oui, car en deuxième, c’était pas possible), nous voilà en train de…décoller avec la peur de se renverser en arrière. Moteur vrombissant, nous croisons quelques passants au regard hagard.. Nous ne devions pas relâcher la pression sous peine de caler. Un vieil homme nous interpella pour nous indiquer le château.
Le merveilleux spot était soit disant un parking en terre. Il y avait déjà des voyageurs. La pente était toujours prononcée et pour passer du bitume à la terre il fallut franchir un dévers avec trous et bosses qui finirent de nous achever avant de pouvoir souffler 10m plus loin, au pied de l’ancienne citadelle fortifiée qui illuminait la nuit, avec une vue sur la ville…et des bennes à ordures devant le camping car.
Ben, ça, c’est les cotés pas cool quand on arrive trop tard et que les places sont prises.
Nous nous installons pour dormir, pas de circulation, calme…enfin jusqu’à ce qu’un groupe de chiens décident d’aboyer une bonne partie de la nuit pour s’accaparer le contenu des bennes à ordures.

Au matin, pendant notre petit déjeuner, quelle ne fut pas notre surprise de voir un cheval au galop sans cavalier avec quelques minutes plus tard deux hommes le poursuivant.
La matinée commençait bien. Les filles se préparèrent à visiter cette ville fortifiée aux petites ruelles pavées où vivent encore des personnes.
N’étant pas en pleine saison, nous profitons de la quiétude des lieux, jusqu’à l’arrivée de groupes scolaires. Quelques boutiques de souvenirs sont encore ouvertes et les vendeuses nous interpellent gentiment

Anna qui était parti plus tard, fut « kidnappée «  par une vieille dame tout sourire qui aime accueillir les voyageurs en leur ouvrant sa porte et en leur faisant déguster tarte maison et fruits. Mais, tels Hensel et Gretel, attirés par la maison d’épices, l’histoire sucrée s’en trouva gâchée quand la vieille dame demanda à être payée. Un peu amère d’avoir été bernée, Anna se consola en achetant un joli sac traditionnel albanais.

Je retrouvais mon petit monde et nous prîmes la route en direction de Vlora, petite ville sur les bords de l’Adriatique. Après une route aventureuse se terminant par un petit chemin inondé, nous nous arrêtons sur le spot en bordure de falaise, où se trouvaient déjà 6 à 7 véhicules de voyageurs
Les filles sortirent le soir, pour aller discuter autour d’un feu de camp improvisé avec les autres voyageurs.
Le matin, elles partirent visiter des blockhaus avec d’anciennes galeries sous terre des années 1989. Elles ont découvert des sortes de fresques servant aux calculs balistiques d’artillerie de défense contre tout ce qui vole et flotte. Après cette visite, nous partons direction Permet, après un petit tour à la réserve aux flamands roses derrière notre spot


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