Pendant que Vanessa transpirait sur les chemins de la spiritualité, je tentais  de réparer une fuite au niveau du chauffage de la cellule qui est directement connecté au circuit de refroidissement du moteur. Nous savions que nous avions un problème de liquide sans en connaître  vraiment l’origine, puisque le véhicule avait été contrôlé par notre garagiste mécaniquement. . Finalement, avec les kms du voyage, une trace d’humidité laissant les doigts bien gras était apparu près du chauffage de route sous la table, je soupçonnais de suite un problème de collier défaillant. Réussissant à trouver un collier de serrage dans tout notre fourbi, j’entrepris l’opération. Rassuré par ma réparation et une fois tout le monde rentré, les commodités effectuées, nous reprenions la route vers la vallée.

Au bout de 5 minutes, je décidais de vérifier mon travail, et là, …

Catastrophe !!!

Nous nous  sommes garés sur le bas côté, la peur au ventre avec le risque d’une casse moteur en tête.

En fait, la fuite n’était pas au niveau du serrage, mais du boitier entier. Je décidais de le démonter et de le sortir de son emplacement, pour le placer dans une bassine, toujours branché, pour limiter les dégâts.

Malgré nos soucis, la faim nous tiraillait et l’envie de découvrir cette fameuse auberge (une Konoba) supplantait le tout.

Nous roulions, adresse rentrée sur le téléphone, dirigés par l’application, vers l’auberge des délices  tant attendue. Et, c’est au milieu d’une route qui pourrait s’apparenter à une départementale que google  avait décidé de placer son lieu d’arrivée. Mais pas de resto en vue, enfin si à 100 mètres en…contrebas. Là comme qui dirait, il y avait eu un bug.

Le cartographe de service, dixit Anna, avait réussi à trouver la route, une route si petite, que l’application ne la trouvait pas. Faisant demi tour, nous trouvâmes cette  » petite » route vicinale. Euh, adjectif qui a fait posé pas mal de questions à la gente féminine du voyage, oui papa en connaît des choses !  Donc cette route vicinale descendait de manière abrupte et notre camping car en prenait toute la largeur. J’entends encore, mamour dire : mais où va-t-on encore !! Sur que les croisements vont être difficiles.

Ce chemin était bordé d’arbres et d’arbustes qui caressaient la carrosserie dans un grincement sinistre laissant quelques stigmates. Mais peu importe une bosse de plus ou une petite rayure de plus, l’aventure c’est l’aventure.

Bon faut se dire que si le véhicule n’avait pas subi la grêle nous serions moins aventureux.

La route nous parait longue à 20 à l’heure, et arriva ce que Mamour redoutait. Dans un virage serré marche arrière pour laisser passer les voitures en face. C’est tendu, mais elle gère bien. Trop fier.

Enfin, le restaurant était en vue, et c’était magnifique. Il était 15h. Un truc que j’adore dans les balkans : manger à n’importe quelle heure  !!!

Nous décidons malgré la température de manger sur la terrasse avec vue sur la rivière. Nous nous régalons de la spécialité. Oui, je demande toujours LA spécialité ! Ici, du poisson fumé mariné servi avec des pommes de terre bouillies, un délice. Mes papilles s’en souviennent encore. Le contact passant bien avec la restauratrice qui parle bien anglais, je me risque à lui demander si elle connait un garagiste pour notre soucis de chauffage. Deux choix s’offraient à nous, remplacer le chauffage ( non disponible ici ) ou sortir le chauffage et fermer le circuit avec un tuyau. C’est cette dernière option réalisable par un garagiste que nous choisissons.

Donc la restauratrice fait appeler son mari à qui j’explique le problème. Il contacte aussitôt quelqu’un et me voilà parti pour faire des photos du chauffage pour ce garagiste qui viendra nous dépanner après son travail dans la soirée.

En attendant, la restauratrice nous offre le café avec des gourmandises.
Vers 19 h, le garagiste arrive, vois le problème, et se rend compte qu’il lui manque une pièce pour pouvoir by-passer le chauffage. Le voila donc reparti.
Il revient 1 heure plus tard avec la pièce manquante.
Après avoir connecté ensemble les flexibles, il me demande l’air gêné 20 euros pour l’intervention.
Tellement heureux d’être dépanné, je décide de lui offrir 35 euros pour sa prestation. Je voulais même lui offrir une bouteille de vin de chez nous, mais il était déjà parti.
Nous étions tellement rassuré et content d’être sorti d’affaire, que nous décidions de retourner au restaurent pour fêter cela.
Je fus heureux de retrouver le garagiste attablé, avec son aide, en train de boire un coup.
Je décide de lui offrir la bouteille pour le remercier de son professionnalisme et de sa gentillesse.
Finalement, nous mangeons et buvons ensemble. Un super moment de partage.
Au moment de se quitter, il nous propose de faire réparer le chauffage. De là nous échangeâmes nos numéros de portable afin qu’il puisse nous avertir lorsque la pièce sera réparée

.

Le lendemain matin, avant de partir, nous décidons de prendre un petit déjeuné traditionnel concocté par le patron.
Une multitude de plats, tels que oeufs au plat, fromage, jambon de pays aux herbes, sortes de beignets….

Un vrai régal, qui nous calera pour la journée.


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