Ostrog est un monastère de l’Eglise orthodoxe imbriquée dans une falaise. C’est un lieu de pèlerinage réputé pour ses guérisons miraculeuses. C’est un peu le  Lourdes des Balkans.

Cet édifice est dédié à saint Basile d’Ostrog décédé en avril  1671, dont les reliques sont conservés dans un reliquaire gardé dans l’église.

Nous passons la soirée dans une atmosphère paisible, au rythme des chants des moines en contre bas.

Le lendemain, les filles décident d’aller visiter le monastère. Une ascension de 45 minutes (elles sont plus rapides que moi) les attend. Sac à dos, Charly en laisse et hop, les voilà parties. Un chemin caillouteux, de grandes marches de pierre, une voie de pénitence avant d’accéder aux sacrements.

La découverte du monastère fut marquante tant la sérénité des lieux est présente. Elles se sont senties comme des observatrices silencieuses devant ce lieu de recueillement. A tour de rôle, les chiens y étant interdits, elles se sont introduites sur cette place bordant le monastère creusé dans la falaise. Parmi les massifs et grilles, de nombreux bracelets, pièces de monnaies, chapelets sont laissés là, en guise d’offrandes. Un premier bâtiment abrite une boutique ainsi qu’une petite pièce éclairée de centaines de bougies fines signe d’espoir pour toutes les prières des pèlerins.

Plus haut, en passant une porte sculptée en bois, maintes et maintes fois embrassée par les fidèles, se trouve le coeur d’Ostrog.

Je ne pourrais pas illustrer les lieux, les photos étant interdites.

Anna en est restée au bas du monastère tandis que Sarah a poursuivi jusqu’à la partie supérieure.

Il était encore tôt et les lieux abritait que très peu de fidèles. Remontant la petite pente face à une petite porte, en suivant deux, trois personnes, Sarah un peu perdue et ne voulant offencer personne se retrouve face au Pope tenant une croix ornée qu’elle devra embrasser. Puis, il la conduisit face à une icône sacrée qu’elle embrassera également.

Elle s’est demandée ce qu’elle faisait, interloquée. Mais c’est le rituel de milliers de fidèles venus chercher un miracle, une bénédiction. Espérons que cela soit bénéfique pour elle et pour son père !

Le lendemain, motivée je pars avec Anna découvrir moi aussi ce monastère.

Comme les filles, je me suis sentie  » toute petite  » face cet édifice. Nous avons pu visiter l' »étage » de la partie supérieure où se trouvent de majestueuses fresques peintes autant sur les murs que sur le plafond vouté.

Nous reprenons le chemin du camp de base, en remplissant auparavant notre gourde d’eau bénite. Puis, nous reprenons la route vers la vallée où j’ai repéré une petite auberge au bord de l’eau.


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