C’est dans l’après midi, à la fin de notre visite de cette fameuse source que notre groupe de voyageurs s’éclate et chacun reprend sa route, en espérant se recroiser  un de ces jours.

Nous décidons de partir vers Split, deuxième plus grande ville de Croatie. Malheureusement, le temps jouant contre nous, nous y arrivons en fin de journée. La circulation est dense et nous retrouvons la joie des bouchons. Le nombre d’emplacements pour passer la nuit en camping car est assez restreint et c’est dans la l’obscurité (16h45 c’est la nuit, c’est fou on ne s’y fait toujours pas ! )  que nous devons nous rabattre sur un spot nature sur les hauteurs de la ville.

Notre « GPS » nous mène à travers les ruelles d’un joli village. A mesure que nous montons, oui, c’est en moyenne montagne, ces belles ruelles se rétrécissent à vue d’oeil, nous obligeant à faire demi-tour dans un espace restreint, de nuit, devant un groupes de vieux monsieurs interloqués.

La tension est palpable dans le camping car. L’angoisse de se retrouver coincés, de ne pas trouver d’ endoit où dormir… c’est ça les joies de la vanlife.

Bref, on souffle un peu, mon co-pilote du jour : Anna aidée de Julien, téléphone en main me guident à travers les routes étroites et sinueuses jusqu’au spot, un parking de départ de randonnées. Là, est déjà stationné un énorme camping car. J’en suis tout admirative tellement la route m’a paru compliquée.

Nous y resterons deux nuits, jusqu’à ce que le vent de plus en plus puissant nous pousse à quitter les lieux.

Ne voulant pas prendre de risque vis à vis de notre prise au vent, nous prenons une autre route qui s’enfonce dans les terres. Des rocailles et végétation de maquis , nous passons à une vallée des feuillus alternant entre le jaune et l’orange. Ca et là, on observe des jardins cultivés, des villages comme figés dans le temps contrastant avec la côte touristique.

Notre périple nous mène en bordure de mer, par une route bordée d’oliviers où en tendant les bras nous pouvions attraper ces petites gourmandises. Bon c’est meilleur avec une préparation, je ne vais pas vous mentir.

Dans un cadre charmant, nous partons à la visite d’un endroit où était autrefois entreposés des engins apportant tristesse et désolation. Excités comme des enfants la veille de Noël, sans lampe torche, à travers un ou deux tunnels parsemés de choses dont il vaut mieux de pas voir, nous voilà dans une ancienne base sous-marine. La grande voute en béton abrite aujourd’hui des petits bateaux de pêche. Nous nous imaginons à quoi pouvait ressembler cet endroit : sous-marins, soldats, bruit de pas qui devaient raisonner dans cet ensemble si froid et qui aujourd’hui paraît si beau avec cette mer turquoise.

Nous passons une nuit paisible au son des clapotis des vagues.


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